°•. | Yuuki-T. - Etablissement de L'Ennui | www.yuuki-town.c.la | .•°

jeudi 24 septembre 2009

Machine à rêves

Machine___R_ves

PARIS

---------- + Le deuxième acte débute dans la chambre 227, là où nous prenons un petit déjeuner improvisé: jus d'orange, quatre-quarts, restes de pancakes. L'heure tourne, nous quittons Elodie et Tristoune, embarquons la célèbre Rénathé avec nous et décollons pour Paris Est. Repas des guerriers, nous nous installons au Quick le plus rapide qui soit, celui qui porte bien son nom, en somme. Vin'X et moi achetons ensuite un petit cadeau puis direction le pays de rêves, ou le Stade de France, c'est selon. La valise n'est pas très coopérative et la sortie du RER D se fait difficilement. Mais il en faut plus pour nous décourager. Nous arrivons au Stade, tournons dans la mauvaise direction et bien sûr, on fait un grand détour pour se retrouver devant notre porte. Retrouvailles avec Pôuline ! Décathlon, boisson fraîche à Quick (encore), rencontre avec les voisins. Des balances commencent, le coeur tremble, on voit un bout de scène. Les parties de UNO débutent, on file manger puis décidons de rentrer là où on nous attend. On retourne donc au RER D. Quelle erreur. C'est le RER B qu'il faut prendre. Mise en situation: un jeudi soir, il fait nuit, nous sommes à Saint Denis, chargés comme des bœufs et nous n'avons peur de rien. Nous retrouvons tout de même notre route et arrivons à destination. La nuit se fait difficilement pour moi, je ne ferme pas l'oeil une seule fois, je suis même prête à me préparer dès 3h30... Je me recouche et attend mon réveil qui se décide à réagir vers 5h30. On se lave rapidement, on se met en forme comme on peut et on saute dans le RER pour rejoindre Pauline devant le Stade.
---------- + À la recherche de la tente bleue. Quelques nouvelles habitations ont visiblement poussé pendant la nuit. On va boire un café dans un des commerces qui diffusent déjà MF à fond les ballons pour attirer le client, et ça marche. On va ensuite chercher des croissants. Pauline se réveille, Tristoune et Elodie finissent par nous rejoindre. Yohann arrive également. La journée se déroulera sous le signe des petites annonces. Finalement, chacun trouvera son bonheur. La véritable file se met en place. Des tensions naissent mais finissent par être apaisées. Pauline et moi décidons d'aller nous rafraîchir une dernière fois au MacDo. Grosse erreur. De retour dans la file, elle se rend compte qu'elle a laissé sa place aux toilettes. À une demi-heure de l'ouverture des grilles. On tape un sprint impressionnant, la place a disparu, les nerfs lâchent. On en rachète une de justesse. À la mauvaise porte, mais tant pis, ça passe quand même. Les grilles s'ouvrent quelques minutes après, les billets passent au scan, on nous fouille, on court aussi vite que possible, on dévale les escaliers comme on peut et on se retrouve près de l'avancée, très très bien placés. Le stress retombe et je craque.
--------- + 11.09.09. On finit par être vraiment serré et je prie intérieurement pour avoir assez de place pour sautiller par la suite, mais cela finit par ruiner mon moral, j'ai du mal à démarrer. Peu importe, nous sommes tous les quatre ensemble (Elodie, Vin'X, Pauline et moi). La première partie est impressionnante. Le remixe de "SeXtonik" se fait entendre, on commence à bouger. Et enfin, enfin... Son œil apparaît à nouveau. Et quand on l'aperçoit enfin, elle paraît déjà très émue. Nous le sommes aussi. Les chansons s'enchaînent, je découvre la redoutée "California" en live, après l'avoir mille fois entendue en répétitions. Pas déçue. Il fallait bien que mes larmes coulent au moins une fois sur "Nous Souviendrons Nous", c'est chose faite. Il en sera de même sur "Laisse Le Vent Emporter Tout". Elle achève "Rêver" par un "Et Dieu sait que je vous aime" qui restera gravé dans nos petits coeurs de fans. La fameuse interlude est encore plus intense ici. Mylène traverse lentement l'allée centrale et regagne la scène principale pendant que les écorchés me tirent des larmes de crocodile. Il faut se remettre à bouger, Libertine arrive pour nous réveiller. Drame sur "Sans Contrefaçon", les coupures de Genève hantent à présent le Stade de France. Peu importe, on continue de chanter quand même. "C'est un drame heureux", nous dira-t-elle. Oui, parce qu'on continue de chanter pour elle. Les coupures persistent sur "Désenchantée" et gâchent le final. C'est vraiment dommage... Je récupère mes confettis et rentre seule, laissant Vin'X dormir avec Pauline. Demain promet d'être une grande journée. Je m'endors épuisée.
---------- + 12.09.09. Je me réveille un peu plus tard que la veille, reposée mais toujours aussi fatiguée. Je me motive, pas le droit de flancher aujourd'hui. Je ramène seule toutes les affaires au Stade, dont Rénathé, toujours aussi peu coopérative. Elle ne roule pas, elle se laisse juste trainer lourdement sur le sol. Et quand elle veut bien se servir de ses roulettes, c'est pour tanguer. Rénathé est bourrée. Je réveille mes deux loulous de l'autre côté du Stade et me joinds à eux sous la tente. On manque de s'endormir lorsque les balances de "C'est dans l'air" viennent faire vibrer le sol. Ca, c'est ce que j'appelle du réveil efficace ! On se bouge pour déposer toutes les affaires chez Pauline pendant que Yohann garde notre place. Pause petit-déjeuner, douche, lisseur. On tente de trouver des bracelets LED chez Tati, mais ils n'en ont plus. On va boire un café au Starbucks, on savoure, on prend des forces et direction le Stade ! Il fait une chaleur terrible, l'heure est à la bronzette. Je croise Geoffrey et Lætitia. Le stress recommence à monter. Plus d'un an et demi d'attente pour cette soirée et nous y voilà... Tout le monde finit par se lever, du stress, encore et toujours. Les vigiles se mettent en place, tout se passe très vite. Même blabla que d'habitude, on court sans trop réfléchir. Je me retrouve bloquée par un groupe qui pousse et qui est donc ralenti par la sécurité. Shit. Je parviens à retrouver mes amis et ça y est, nous sommes tous les quatre, Yohann, Vin'X, Pauline et moi, encore mieux placés que la veille. On prend nos aises très rapidement et on bloque au maximum, histoire de garder un bon périmètre de place. On peut dire que ça commence mieux que la veille. Benoît revient nous filmer et bloque sur nous un bon moment, on est super content et on en profite pour hurler un chaotique "Joyeux Anniversaire" sous son regard amusé... C'est pathétique, mais tellement bon ! Décidés à mettre le feu comme jamais, on est déjà très motivés pendant la première partie. L'attente est de plus en plus longue, la BO de Batman tourne en boucle, recommence éternellement jusqu'à ce qu'enfin... Nos yeux n'en ratent pas une miette. L'énergie est là. On nous filme pendant "L'Âme-Stram-Gram". Je lève mon gobelet d'eau à la santé de Mylène. On saute, on crie, on est étourdi. Une vraie symbiose est là, entre la scène et le public, c'est indéniable. Je ne peux m'empêcher de répéter "Oh oui oh oui oh oui" avant le début de presque toutes les chansons, surtout avant "Pourvu Qu'Elles Soient Douces". Pour peu, on croirait que je vis autre chose qu'un concert... *silence*. Le tableau "émotion" arrive avec "Point de Suture", je n'ai une fois de plus d'yeux que pour ce couple qui se fait et se défait, se repousse et s'attire. Les notes de piano de la fin qu'on entendait en salles me manquent, mais qu'importe. Arrive "Nous Souviendrons Nous" et dès le départ, Mylène se voit rattrapée par l'émotion et semble lutter pour ne pas pleurer. "Il faut arrêter". Et enfin, "Rêver"... Le Stade s'illumine, c'est magique. Je n'avais jamais pleuré sur cette chanson et j'ai été surprise tant les larmes sont arrivées soudainement. "Le monde comme une pendule qui s'est arrêtée", et là, c'est le drame total, je porte ma main à ma bouche. La chanson se termine, elle la reprend mais on préfère lui chanter "Joyeux Anniversaire". Elle ne comprend pas tout de suite. On attend la fin et enfin, on retente. Yvan a compris et nous aide au piano. Il n'y a plus une artiste sur scène, il y a juste une femme à qui 80 000 personnes souhaitent un joyeux anniversaire. "J'ai 80 000 invités pour mon anniversaire, c'est absurde... J'ai réuni quelques amis". Elle affirme qu'elle vit un des plus beaux jours de sa vie, une fois de plus. Dieu sait que moi aussi, à vrai dire... On compte jusqu'à trois et on hurle un "Mylène on t'aime", le premier que j'arrive à sortir à voix haute. Elle a les yeux fermés et à ce moment, elle se met à sourire. L'émotion est à son comble pendant tout le reste du tableau, et une fois de plus, "Avant Que L'Ombre..." vient m'achever, je n'arrive plus à m'arrêter de pleurer. Libertine me tire de ce mauvais pas, c'est reparti pour l'euphorie. Je me fais servir un verre et "Sans Contrefaçon" démarre au même moment. Le bras tendu pendant qu'on me verse de l'eau, je me mets à sauter, emportée par tous les autres. C'est quelque chose, j'en avale de travers. Pas de coupure son. Tout est parfait. Excepté le passage où Mademoiselle rame dans la semoule pendant l'intro de "C'est dans l'air", elle finit par abandonner dans un fou rire puis par courir vers le micro pour commencer. "Je ne vous oublierai jamais, jamais". "Désenchantée" commence, je finis par sentir les larmes me gagner à nouveau, et mince... Je ne m'arrêterai pas, ça durera encore quelques bonnes minutes après la fin. Indéniablement son meilleur concert, quelque chose de magique s'est passé, d'encore plus magique que d'habitude.
---------- + Mal aux jambes, tête ailleurs, fatigue... La soirée se finit sur les Champs, au McDo. On loupe les derniers métro. Au final, on arrivera à l'after en taxi vers 03h30, non sans mal. Caves glauques, personnages étranges et coup de blues pour ma part.La fête se finit plus tôt que prévu, on rentre chez Pauline, on regarde le duplex du JT, on écoute l'interview, Vin'X s'endort... On prend le train et on repart.

BRUXELLES

[En cours]

Posté par Creepie54 à 23:45 - Aime F. - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


Monologue poudré de neige

END

----------- + Si j'avais su pendant toutes ces années que j'aurais à ce point eu l'occasion de rattraper le temps perdu, j'aurais très vite cesser de me plaindre. Le Tour 2009 est bel et bien terminé, nous avons quitté les stades pour redescendre sur Terre. L'envie de tout coucher sur le papier très rapidement pour ne rien oublier est là, mais je n'y arrive pas. Je retiens surtout cette intensité décuplée par rapport aux salles, ces journées de stress, ces nuits de camping, ces rencontres, ces soirées apéros, les frites de Titi à Bruxelles, les coupures son du 11 septembre, cet anniversaire magique et ce concert unique, ce papillon de nuit venu la faire rire, le remix de cette chanson maudite, mes larmes de crocodile qui coulent un peu n'importe quand, les balances et puis déjà, la nostalgie. J'espère qu'on pourra très vite revivre ça tous ensemble.

Posté par Creepie54 à 19:17 - Aime F. - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

mardi 18 août 2009

La peine est mon amie

Gris---------- + Dans la vie, tout n'est pas rose, tout n'est pas noir. Parfois c'est gris. Aujourd'hui, c'est gris. Ça l'est depuis un moment. Certains ont beau m'appeler Yuuki, il faut bien que les nerfs lâchent de temps en temps. Je ne suis pas une machine. Oui, ça va mal dans ma famille. Beaucoup de choses me tracassent, j'ai du mal à tout gérer. Je suis revenue recharger mes batteries à Nancy, je ne pensais pas devoir revenir dans ma contrée Mosellane aussi tôt.
---------- + Mais parfois, il y a des départs précipités et non prévisibles qui vous bousculent, dans tous les sens du terme. Quand je pense que, d'une certaine manière, j'étais venue lui dire "au revoir" il n'y a même pas une semaine et qu'elle ne le saura peut-être même pas. L'a t-elle sentie quand je lui ai pris la main ? M'a-t-elle attendue pour partir ? Oui, j'en arrive à penser des choses stupides. Dans tous les cas, retour à la maison ce soir, ça va sans doute être à nouveau difficile à supporter, car là-bas non plus, rien ne va. Accepter d'être rabaissée, offrir son aide en se mangeant des claques, répondre en tendant l'autre joue, se plier en quatre pour toujours être là à surveiller et entendre que la personne en question pense "ne pouvoir compter sur personne dans sa famille", ouais, ça fait partie de mon quotidien du moment, mais il faut garder le sourire, il paraît !

Posté par Creepie54 à 13:40 - Le Bazar de Yuuki-Town - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

lundi 10 août 2009

J'aimerais graver, là, sur tes mains...

Vacances----------- + Entre la musique et mes caprices récemment exposés, il a bien fallu qu'il m'arrive quelque chose pendant ces longues vacances. Oui, je parle comme si elles étaient terminées, car il faut bien se l'avouer, le mois d'août passera vite et avec mes plans début septembre, le temps ne fera qu'accélérer pour me ramener tout droit où ? Devant les portes de ma nouvelle école. Cela fait deux ans que je porte beaucoup d'espoir dans cet endroit, pourvu que je ne tombe pas de haut (ou alors, que ma chute soit lente).
---------- + Que m'est-il donc arrivé ? "Rien", ça vous parle ? Eh bien là, "rien", en l'occurrence. Des vacances vides parce qu'on garde le moindre sous pour payer son loyer. Un début dans les bras de l'ennui parce que je me suis retrouvée un peu seule. Puis, il y a eu une jolie rencontre qui s'est confirmée, celle faite avec Lætitia. Ça fait du bien de retrouver quelque chose que j'avais peut-être perdu: le goût des moments passés "entre girls". Pourvu que cette amitié prenne un chemin moins chaotique que les précédentes. Il y a aussi eu quelques "pauses" partagées au "Veng Hour" avec les collègues de Kyu et Kyu himself. Un bref passage à la Pépinière. Une tentative de candidature en tant que tutrice dans ma fac. Les retrouvailles avec Spooky. Le cinéma, encore et toujours. À ce propos, j'ai enfin vu "Là-Haut", le nouveau Pixar, et visiblement, il est à la hauteur de mes éspérances étant donné que j'ai remis le couvert trois fois.
--------- + Et là, je suis de retour pour quelques jours dans ma contrée Mosellane. On ne peut pas dire que ce soit la joie ni que le moral soit au beau fixe, certaines choses ne sont pas toujours évidentes à gérer, mais comme je suis de nature optimiste (ou pas), je vais me dire que la roue tourne et que, comme d'habitude, cette vilaine page se tournera elle aussi. On n'est pas ici à Yuuki-Town pour rien, non d'un navet périmé ! Le tout est de réussir à garder mes nerfs au calme et à les mettre au repos, ils sont un peu fragiles en ce moment. Alors, je me remets tout doucement à penser à ces deux journées de septembre où tout sera, pour quelques instants (une minute ou une éternité), mis de côté, et où il n'y aura que de bonnes choses (ou presque) à penser et à vivre.

Posté par Creepie54 à 15:42 - Le Bazar de Yuuki-Town - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

samedi 8 août 2009

La musique résonne toujours

Tchou----


---- + INDOCHINE
-- # Alice & June (+)
-- # Little Dolls (+)
-- # Le Manoir (+)

---- + AYUMI HAMASAKI
-- # Sunset/Sunrise~LOVE is ALL~ (+/-)
-- # HEAVEN (+)
-- # Rule (+)


---- + MYLÈNE FARMER
-- # Point de Suture Live (+)
-- # Ainsi Soit Je (+)
-- # C'est Dans L'Air (+)

---- + SUPERBUS
-- # Lova Lova (+)
-- # Lola (+)
-- # Apprends-Moi (+)

Posté par Creepie54 à 15:01 - Macadamiam Musical - Commentaires [3] - Rétroliens [0]